Climat, l’expo à 360° - Universcience [en]

Dans le but de sensibiliser la société civile, le secteur privé et les universités locales, le consulat général de France à Hong Kong et Macao a organisé des évènements de sensibilisation sur des thèmes relatifs au changement climatique durant toute l’année 2015. Alors que COP 21 bat son plein, le consulat a souhaité récemment encore intensifier ses efforts en proposant, grâce au soutien de la Fondation BNP Paribas, l’exposition “Climat, l’expo à 360°” d’Universcience et des discussions avec un glaciologue de renom, le Dr. Jérome Chappellaz, qui a pu fournir des informations précieuses sur la réalisation du documentaire “ La glace et le ciel” de Luc Jacquet.

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Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la France accueille la COP21. L’objectif de cette réunion est de finaliser un nouvel accord international sur un régime post-2020. À la fin de la COP21, pour la première fois en plus de 20 ans de négociations de l’ONU, toutes les nations, seront liées par un accord universel sur le climat, applicable à tous et suffisamment ambitieux pour limiter le réchauffement climatique en deçà de 2°C d’ici 2100.

Programme :

1)Du 16 au 25 novembre 2015.

L’exposition « Climat, l’expo à 360° » d’Universcience s’est tenue au lycée français international de Hong Kong (LFI), sur les deux sites de Chai Wan et Jardine’s Lookout. L’exposition faisait partie intégrante de l’évènement « COP 21 en herbe » qui s’est tenu les mardi 24 et mercredi 25 novembre 2015. Durant ces deux jours, les étudiants ont eu l’occasion de mieux comprendre les enjeux de la COP21. C’était aussi une occasion pour présenter à la nouvelle génération les enjeux écologiques, économiques et environnementaux du changement climatique. Plusieurs ateliers ont permis aux 360 élèves de découvrir les métier liés à l’environnement et de découvrir des technologies permettant de diminuer l’empreinte carbone. Retrouvez plus d’informations sur cet événement sur l’article suivant

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"Climat, l’expo à 360°" s’est tenue sur le campus de Jardine’s Lookout le 24 novembre 2015.

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"Climat, l’expo à 360°" s’est tenue sur le campus de Chai Wan le 25 novembre 2015.


2)Du 25 au 28 novembre 2015.

L’exposition s’est tenue au City Hall de Hong Kong, à l’occasion de la projection du film « La glace et le ciel » qui a eu lieu dans le cadre du festival “French Cinépanorama” organisé par l’Alliance Française de Hong Kong. « La glace et le ciel » est un film documentaire français, réalisé par Luc Jacquet et sorti en 2015. Il a été projeté pour la première fois en clôture du Festival de Cannes 2015. Le film retrace la vie et le travail du climatologue et glaciologue de renom, Claude Lorius, et apporte une réflexion sur l’environnement et le rôle des hommes dans le changement climatique. Il affirme avec des conclusions scientifiques, tirées des travaux de ses équipes, que le bouleversement climatique est « indiscutablement dû à l’homme ». Le rejet de gaz carbonique dont l’homme est responsable contribue à augmenter la température moyenne globale, toutes les régions du globe étant touchées sans exception. Cela entraîne des cataclysmes de plus en plus dévastateurs. Plus d’informations sur le site du Ciné panorama.

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L’exposition "Climat, l’expo à 360°" exposée pour la diffusion du film " La glace et le ciel" dans le cadre du “French Cinépanorama” le 28 novembre 2015 .


3) Du 7 décembre 2015 au 8 janvier 2016

Actuellement l’exposition se tient dans un espace public de l’Université de Science et Technologie de Hong Kong (HKUST, Clear Water Bay). La mise en place de cette exposition a été possible grâce au support de l’Engineering School de HKUST.

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L’exposition "Climat, l’expo à 360°" est exposée dans un espace public de l’Université de Science et Technologie de Hong Kong du 07 décembre 2015 au 08 janvier 2016.


D’autres occasions de présenter cette exposition à partir de Janvier 2016 pourraient se rajouter à la liste ci-dessus.

Exposition Universcience « Climat, l’expo à 360° »

Mise en place par le Consulat général de France à Hong Kong et Macao, l’exposition « Climat 360° », conçue par Universcience, sera exposée du 15 novembre 2015 au 07 janvier 2016, en différents lieux de Hong Kong, touchant un public divers et nombreux. Cette exposition qui a pour but l’éducation et la sensibilisation aux enjeux du changement climatique s’intègre parfaitement aux activités et évènements de promotion des actions en faveur de l’environnement organisés localement par le service de coopération scientifique du consulat en amont de la COP21.

Le changement climatique, un challenge pour l’humanité.

Le Fondation BNP Paribas a décidé de s’associer au programme de sensibilisation au changement climatique organisé à Hong Kong en tant que mécène. La fondation BNP Paribas oeuvre depuis 2010 à soutenir des programmes de recherche scientifique visant à améliorer la compréhension humaine du changement climatique et d’en évaluer les conséquences pour l’homme et son environnement. Avec un budget annuel total d’un million d’euros, la fondation à permis à ce jours à près de 10 équipes internationales de travailler sur des sujets divers liés au changement climatique.

Afin de réaffirmer ses engagements de ce domaine, la fondation BNP Paribas a décidé, en partenariat à Universcience, de lancer l’exposition Climat 360° afin de sensibiliser la population locale aux enjeux du changement climatique.

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Les thèmes clefs développés dans cette

I – Le diagnostic du réchauffement et les premiers impacts

Stations météorologiques, marégraphes, flotteurs dérivant dans les océans et satellites sont mobilisés pour suivre l’évolution du climat terrestre… et constater que la Terre se réchauffe, avec des impacts déjà visibles, comme la fonte de la banquise Arctique ou le recul de la plupart des glaciers continentaux. Est-ce nouveau dans l’histoire de notre planète ? Pour répondre à cette question, les climatologues explorent tout ce qui dans l’environnement garde en mémoire des indices climatiques : carottes de glace, carottes de sédiments marins ou lacustres, cernes de bois, récifs coralliens, grains de pollen… Résultat : le climat de la Terre s’est déjà réchauffé dans le passé en réponse à différents facteurs naturels. Ainsi, la Terre a été très chaude du fait d’un effet de serre important durant l’Eocène, il y a 60 millions d’années, et durant le Pliocène, il y a environ 3 millions d’années. Mais le réchauffement des trente dernières années est inédit au regard des 1 500 ans écoulés, notamment par son caractère global et ses premiers impacts.

II – Les causes du réchauffement et la responsabilité humaine

La planète se réchauffe, c’est un fait, mais pour quelles raisons ? De nombreux facteurs ont une influence sur le climat. Tout d’abord le Soleil, qui est le moteur de la machine climatique, mais aussi l’activité volcanique ou l’effet de serre. Présents naturellement dans l’atmosphère certains gaz dits à effet de serre sont capables de piéger la chaleur à la surface de la Terre. Ils maintiennent ainsi la température moyenne de la Terre à +15°C, alors qu’elle serait de -18°C sans eux. Depuis le début
de l’ère industrielle, les activités humaines (industrie, énergie, bâtiment, transports, agriculture, déforestation…), associées à une démographie très importante, produisent elles aussi des gaz à effet de serre qui viennent s’ajouter à ceux déjà présents dans l’atmosphère. Malgré un débat alimenté par ceux qui se définissent comme « climato-sceptiques », pour les climatologues il ne fait pratiquement plus aucun doute que l’Homme – à travers cet effet de serre additionnel – est responsable de la majeure partie du réchauffement planétaire observé depuis 1950.
accelerating.

III - Les scénarios d’émissions de gaz à effet de serre et d’évolution du climat

Pour comprendre le fonctionnement de la machine climatique et prédire l’évolution du climat à venir, les centres de recherche sur le climat développent des modèles numériques, basés sur des programmes informatiques, qui permettent de simuler dans le temps et dans l’espace la circulation en 3D de l’atmosphère, de l’océan et l’ensemble de leurs caractéristiques (température de l’air ou de l’océan, vents, précipitations, humidité…). Ces modèles – il en existe une quarantaine dans le monde dont deux en France – doivent encore être améliorés, mais ils permettent déjà de prévoir les grandes tendances. Résultat : si les activités humaines se poursuivent au rythme actuel, on s’attend à un réchauffement jusque quatre fois plus rapide ce siècle que le précédent, une montée du niveau des mers pouvant aller jusqu’à un mètre d’ici à 2100, certaines régions du monde risquant d’être submergées… Sans compter les effets destructeurs d’évènements météorologiques extrêmes plus intenses et les pertes d’écosystèmes marins et terrestres. Seule une réduction drastique des émissions de gaz à effet de serre pourrait permettre de contenir le réchauffement sous les 2°C d’ici la fin du siècle.

IV - Face au défi climatique, la planète en quête de solutions

Que peut-on faire pour lutter contre le changement climatique, en atténuer ses effets ou s’y adapter ? Au plan international, en Europe et en France, se donne-t-on réellement les moyens de réduire les rejets de gaz à effet de serre ? Quelles solutions technologiques et industrielles sont-elles envisagées ? Y a-t-il des mécanismes de régulation financière à mettre en place, comme la très débattue « taxe carbone » ? Quelles formes doivent prendre les transitions énergétique et agricole évoquées partout dans le monde ? Comment ne pas pénaliser les pays du Sud en plein développement ? La liste est longue des questions à prendre en compte pour tenir l’objectif que se sont fixé en 2009 les gouvernements des pays participant, sous l’égide de l’Onu, au Sommet mondial sur le climat à Copenhague : limiter le réchauffement climatique lié aux activités humaines à 2°C d’ici à 2100 (par rapport au niveau préindustriel). Pour cela, ils doivent conclure fin 2015 un accord universel de réduction.

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Les scientifiques et les experts de Climat, l’expo à 360°

Olivier Boucher, directeur de recherche au CNRS, laboratoire de météorologie dynamique (LMD)
• Christophe Cassou, climatologue CERFACS-CNRS (centre de calculs de Météo France, Toulouse)
• Catherine Chabaud, navigatrice, ambassadrice de la Marche pour le climat
• Wolfgang Cramer, directeur de recherche au CNRS, directeur adjoint scientifique de l’Institut
méditerranéen de biodiversité et d’écologie marine et continentale (IMBE, Aix-en-Provence)
• Ronan Dantec, porte-parole climat de l’organisation mondiale des villes, cités et gouvernements locaux,
sénateur de Loire-Atlantique
• Jean-Louis Etienne, médecin et explorateur spécialiste de l’Arctique et de l’Antarctique
• Emmanuel Garnier, historien du climat, enseignant-chercheur au CNRS-Université de Caen, membre
de l’Institut universitaire de France, chaire Histoire du climat et des risques naturels
• François Gemenne, chercheur en sciences politiques, université de Liège et Sciences Po Paris, spécialiste
des politiques d’adaptation au changement climatique
• Cécile Guivarch, économiste du changement climatique et de l’énergie, Cired (Centre international
de recherche sur l’environnement et le développement)
• Nicolas Hulot, envoyé spécial du Président de la République pour la protection de la planète,
président de la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme
• Jean Jouzel, glaciologue et climatologue, vice-président du comité scientifique du Giec
• Bruno Latour, sociologue et philosophe des sciences, professeur à Sciences Po, organisateur
de la simulation de la COP avec les étudiants de Sciences Po (post-Copenhague et pré-Paris)
• Valérie Masson-Delmotte, paléoclimatologue, directrice de recherche au CEA (laboratoire des sciences
du climat et de l’environnement, LSCE), conseillère scientifique de l’exposition
• Alix Mazounié, en charge des politiques internationales (rapports Nord-Sud) au Réseau action climat France
• Hindou Oumarou Ibrahim, coordinatrice de l’association des femmes autochtones peules
• Teresa Ribera, directrice de l’IDDRI (Institut du développement durable et des relations internationales),
ancienne secrétaire d’Etat à l’environnement du gouvernement espagnol
• Shyama Ramani, professeur à l’université des Nations unies (Maastricht), spécialiste du développement
économique en Inde, fondatrice de l’ONG Friend in need
• Sabrina Speich, professeur à l’ENS (Paris), département Géosciences, spécialiste des océans
• Christian de Perthuis, professeur d’économie associé à l’université Paris-Dauphine, co-directeur
du Master énergie, finance, carbone, directeur scientifique de la chaire économie du climat
• Achim Steiner, directeur exécutif de l’Unep (programme des Nations unies pour l’environnement)
• Laurence Tubiana, ambassadrice chargée des négociations sur le changement climatique

publié le 11/12/2015

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