Colloque tenu le 12 Juin autour de la "Constante Macabre : le combat continue" [en]

« Les notes étaient trop hautes donc j’ai dû réarranger le barème. » Combien de fois nos étudiants ont-ils entendu ce genre de remarques ? Dans un système éducatif qui se veut exigent, il est de tradition en France qu’il est impossible d’avoir d’excellentes notes – ou qu’il est plutôt impossible que de nombreux élèves puissent avoir d’excellentes notes.

Devoirs trop faciles, contrôles trop courts, questions « cadeaux » - la liste d’excuses est longue pour « justifier » de trop bons résultats dans une classe. Dès lors, de nombreux dispositifs sont mis en place afin de baisser les moyennes des classes et de nombreuses conséquences néfastes en résultent. Nos étudiants sont découragés, perdent en confiance en leurs capacités. Ils se résignent à se contenter de la moyenne.

Tel en tout cas est le discours d’André Antibi, chercheur en didactique et fondeur de l’Association du Mouvement Contre La Constante Macabre. La Constante Macabre c’est donc ce « phénomène par lequel sous la pression de la société, les enseignants semblent obligés, pour être crédibles, de mettre un certain pourcentage de mauvaises notes, même dans les classes de bon niveau ». Quel que soit le niveau de nos étudiants, les professeurs se doivent de mettre de moyennes ou mauvaises notes afin de s’affirmer comme des enseignants exigeants et de qualité. Aujourd’hui, 96% des enseignants en reconnaissance l’existence selon M. Antibi.

Ainsi, prônant une réforme à la fois sociétaire et pédagogique, André Antibi a développé une approche alternative de l’évaluation des connaissances et compétences qu’il appelle « l’Evaluation par Contrat de Confiance ». Celui-ci, déjà imité dans certains secteurs, semble amener vers un regain de travail et de motivation de la part des élèves et promettre une meilleure réussite.

Notamment, une colloque a eu lieu Vendredi 12 Juin 2015 mettant en place témoignages, tables rondes, échanges, ateliers – tous visant la discussion afin d’améliorer la qualité de l’évaluation en France et mettre en place un système où les étudiants peuvent apprendre, tout en se sentant valorisés.

publié le 26/06/2015

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