De l’API à l’AQHI, le nouvel indicateur de la qualité de l’air à Hong Kong

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Contexte

Hong Kong est une ville régulièrement confrontée à de violents pics de pollution, faisant de cette thématique un sujet de préoccupation majeur de la population. Les concentrations moyennes annuelles mesurées depuis 1999 (2005 seulement pour les particules PM2.5), sont 2 à 3 plus élevées que les valeurs seuils conseillées par l’OMS, en fonction des polluants et des sites de mesures.

Afin d’informer sa population sur la qualité de l’air et les risques associés, Hong Kong dispose de 14 stations de mesure de la pollution atmosphérique réparties sur tout le territoire et à différentes distances des axes de circulation urbaine et différentes hauteurs, permettant d’avoir une vue assez globale de la pollution dans les différentes zones du territoire. C’est à partir de ces mesures en temps réel qu’est calculé l’index de qualité de l’air.

Suite à la publication d’un rapport sur son indicateur de pollution de l’air l’API (Air Pollution Index) , le gouvernement hongkongais a décidé de remplacer ce dernier par le AQHI (Air Quality Health Index) mis en place par les canadiens en 2005. Comme l’était l’API, ce nouvel indicateur est publié en temps réel, depuis le 30 décembre 2013. Une application mobile permet également de suivre en direct les évolutions de la qualité de l’air aux différentes stations.

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API, de 1995 à 2013

Mis en place en 1995, L’API (Air Pollution Index) est l’ancien index de pollution utilisé à Hong Kong. Il se base sur la concentration de 5 polluants : particules PM10, SO2, CO, O3 et NO2. Les concentrations mesurées de chaque polluant sont moyennées sur court et long terme (moyennes allant de l’heure à l’année) afin de calculer l’API.

Bien que très transparent, l’API a été critiqué pour plusieurs raisons :

  • Il se base sur d’anciennes recommandations de l’OMS ; les AQO n’ont pas été mis à jour.
  • Il exprime uniquement la concentration la plus élevée parmi tous les polluants considérés, mettant de côté les cumuls potentiels des polluants.
  • Il ne prend pas en compte les particules fines PM2.5, alors que ces dernières sont reconnues comme particulièrement nocives et sont souvent très concentrées aux moments des pics de pollution.

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AQHI, depuis 2014

L’AQHI (Air Quality Health Index) est le nouvel index mis en place à Hong Kong depuis le 30 décembre 2013. Créé au Canada en 1995, il diffère des index classiques dans le sens où il se base sur des études locales d’impact des polluants sur la santé. Il a pour but d’informer le public sur le risque induit à court terme par la pollution de l’air sur la santé.

La mise en place de ce nouvel indice et la réflexion menée en amont montrent que le gouvernement hongkongais se préoccupe de la qualité de l’air à Hong Kong et de son impact sanitaire et fait de la lutte contre la pollution une priorité.

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Pour plus de détails sur les méthodologies de calcul de ces indices, vous pouvez consulter le bulletin électronique à l’adresse suivante : http://www.bulletins-electroniques.com/actualites/74944.htm

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Rédacteur :

Maël LE BAIL, Chargé de mission scientifique

publié le 22/07/2015

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