Focus Santé & Société - Nouvelle technologie améliorant la capacité antibactérienne des implants humains. (05/05/2014)

Article rédigé le 05/05/2014

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Les implants d’os ou de dents dans le corps humain sont généralement fabriqués en titanium du fait des propriétés anti-corrosives et mécaniques du matériau. Une couche très fine d’argent est ensuite ajoutée comme agent anti-bactérien. Cette technologie présente plusieurs inconvénients dont notamment l’aspect toxique de l’argent et l’usure progressive de la couche d’argent qui implique une diminution de la capacité antibactérienne de l’implant.

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Crédits : vicnt


L’équipe du professeur Paul Chu Kim-ho de la City University of Hong Kong a mis en place une nouvelle technologie utilisant des nanotubes de titanium à la surface de l’implant en titanium. Les nanotubes ont l’avantage de favoriser le développement cellulaire et de permettre l’injection d’ions d’argent dans les nanotubes de l’implant avec une technologie plasma. Ces ions argent sont des nanos particules disposant de propriétés antibactériennes qui une fois intégrée dans les nanotubes de titanes sont diffusées progressivement, permettant ainsi aux implants, d’éliminer les bactéries telles que Escherichia coli etStaphylococcus aureus principalement responsables de maladies parodontales (touchant le tissu de soutien des dents). Ce relargage peut d’ions argent peut être contrôlé, permettant d’avoir une capacité antibactérienne assurée sur du long terme et non dangereuse pour l’homme.

Le professeur Chu est l’auteur de plus de 1000 publications académiques, notamment dans les domaines du plasma et des matériaux et est classé dans le top 100 mondial (N°1 à Hong Kong) des chercheurs par la revue scientifique Thomson Reuters Web of Science.

Source :
- Actualités de CityU 26/03/2014 - http://redirectix.bulletins-electroniques.com/wLDa9

Rédacteur :

Maël LE BAIL, Chargé de mission scientifique - Hong Kong

publié le 07/08/2015

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