Hong Kong Jewish Film Festival du 14 au 22 novembre [en]

Comme tous les ans depuis 1999, le Hong Kong Jewish Film Festival proposera une programmation exceptionnelle couvrant des thèmes aussi variés que ceux de l’identité juive, sa musique, sa gastronomie et ses rituels. Ce festival –le seul de sa qualité en Asie, a projeté plus de 300 documentaires et court-métrages de 34 pays en autant de langues et dialectes. Le festival interactif et éducatif accueillera réalisateurs, producteurs, critiques de cinéma et conservateurs pour partager avec l’auditoire leurs questionnements et opinions.
Le thème du festival est celui de la Résilience.

Parmi les 25 films sélectionnés pour le festival, 7 co-productions françaises se font valoir :

Kinderlekh de Audrey Gordon – Séance gratuite - Dimanche 15 Novembre, 13h – 13h50
En préparant une pièce de théâtre, une classe de collègiens d’une petite ville en France découvre un épisode tragique de la Seconde Guerre mondiale : l’histoire de 44 enfants détenus et déportés en 1944. Les enfants de neuf ans se rendent à Izieu pour jouer la pièce dans le jardin de la maison où le enfants juifs vivaient. Ceci est une belle leçon sur la transmission de la mémoire, vue à travers les yeux enjoués et authentiques d’enfants.

Les Faussaires de l’Histoire de Michaël Prazan – Double Feature - Dimanche 15 Novembre, 17h25 – 18h50

Près de 70 ans après la libération des camps d’extermination nazis, certains antisémites continuent de nier l’exécution plannifiée des Juifs par les nazis. Selon l’historienne française Annette Wieviorka, le problème réside dans le fait qu’à la suite de la guerre, de nombreux survivants ne voulaient pas parler de leur expérience, ou ont tout simplement été réduits au silence. Cela a permis à certains auteurs, collaborateurs, ou anticommunistes d’extrême droite, de combler le silence par le déni et leurs propres versions de l’Histoire.
Il a fallu attendre vingt ans pour finalement entendre le témoignage de 111 survivants lors du procès Eichmann à Jérusalem. Néanmoins, malgré les faits, les négationnistes sont encore nombreux, se focalisant sur les aspects techniques de la Solution Finale ; et accusant aujourd’hui Israël d’avoir "inventé" la Shoah pour servir ses propres intérêts.
Perturbant, ce documentaire se concentre sur l’évolution des différentes tendances antisémites.

Jewish Identity in France : Between Past & Future de Gilad Inbar - Lundi 16 Novembre, 19h – 20h45
La réalité pour les Juifs en Europe étant en train de changer, ce documentaire tente de brosser un portrait de la vie juive à Paris aujourd’hui. A travers des conversations et des entrevues avec les principaux penseurs, leaders et artistes, ainsi qu’avec un certain nombre de Juifs français, nous sommes confrontés à un regard en profondeur sur la complexité de la vie juive en France et sur les défis dont cette communauté doit faire face concernant la hausse de l’antisémitisme.

A borrowed Identity (Dancing Arabs) de Eran Riklis - Mardi 17 Novembre, 20h10 – 21h55
Eyad, un garçon israélo-palestinien plein de talent, se voit offrir la chance d’intégrer un prestigieux internat à Jérusalem. Assimilant avec peine la langue et la culture, il tente déséspérément de s’intégrer auprès de ses camarades juifs. Mais Eyad se rend alors compte que pour être accepté comme leur égal et pour dissiper leurs soupçons, il doit faire des sacrifices personnels.
À travers l’expérience de ce jeune homme, ce récit examine les identités complexes et interdépendantes d’Israéliens juifs et palestiniens, deux peuples divisés par une culture partagée.

My Italian Secret : The Forgotten Heroes de Oren Jacoby - Mercredi 18 Novembre, 19h – 20h30
Seriez-vous prêts à risquer votre vie pour sauver un étranger ? Voici l’histoire de l’idole sportive Gino Bartali et d’autres courageux italiens qui ont mis en place des systèmes ingénieux pour sauver des Juifs, des partisans et des réfugiés en provenance de l’Italie occupée par les nazis. Bartali, un champion du Tour de France, fit passer clandestinement de faux documents d’identité dans le cadre de son vélo. Dr Giovanni Borromeo inventa une maladie fictive pour tenir éloignés les SS de l’hôpital où il se cachait des Juifs. Le réalisateur Oren Jacoby, nominé aux Oscars, révèle ces histoires dramatiques, restées largement inconnues jusqu’à maintenant.

The Gett : Le procès de Viviane Amsalem de Ronit et Shlomi Elkabetz - Jeudi 19 Novembre, 19h – 21h05
Ceci est l’histoire du procès mené pendant 5 ans par Viviane pour obtenir son divorce en face de la seule autorité judiciaire compétente pour les cas de divorce en Israël, le tribunal rabbinique. Cette femme se retrouve en face de l’attitude butée de son marie (Gett) qui lui refuse le divorce, bien qu’ils aient été séparés pendant de nombreuses années.

The Voice of Peace de Frédéric Cristéa - Dimanche 22 Novembre, 12h30 – 13h20
Ancien pilote de chasse devenu militant politique, Abie Nathan rêvait d’un monde plus pacifique, ou tout du moins d’un Moyen-Orient pacifié. En 1973, il crée la Voix de la Paix (Voice of Peace), la première station de radio pirate d’Israël basée au large de la côte de Tel-Aviv. Durant les années 70 la station de radio avait plus de 20 millions d’auditeurs à travers le Moyen-Orient et les concepts de paix, d’amour et de bonne musique mis en avant par Nathan ont reçu le soutien d’artistes tels que John Lennon et Bob Dylan. Il travailla aussi sans relâche dans l’ombre pour le rapprochement diplomatique et le dialogue entre hommes politique israéliens et arabes. Un portrait fascinant d’un rêveur visionnaire.

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Pour plus d’informations sur le festival et sa programmation
Billetterie

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publié le 11/11/2015

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