Le 1er août 2015, le gouvernement de Hong Kong diminue le niveau d’alerte à l’infection par le Coronavirus responsable du syndrome respiratoire du Moyen-Orient

Le coronavirus responsable du Syndrome respiratoire du Moyen-Orient (Middle East Respiratory Syndrome coronavirus, MERS-CoV), anciennement connu sous le nom de nouveau coronavirus (NCoV), est un coronavirus très récemment identifié chez l’homme et très différent de tous les coronavirus déjà identifiés (y compris le coronavirus responsable du SRAS). Ce virus est responsable de maladies diverses allant du rhume banal au syndrome respiratoire aigu sévère. Environ 70 % des personnes infectées souffrent de syndromes respiratoires relativement sévères mais parmi les symptômes habituels du MERS figurent la fièvre, la toux et des difficultés respiratoires. La présence d’une pneumonie est fréquente, mais pas systématique. Des symptômes gastro-intestinaux, dont la diarrhée, ont également été signalés. Notons que presque 20 % des personnes infectées ne présentent aucun symptôme.

Bien que la majorité des cas de MERS chez l’homme soient attribuables à une transmission interhumaine, le virus ne semble pas se propager aisément d’une personne à l’autre, à moins d’un contact étroit avec une personne infectée, dans un contexte familiale ou hospitalier notamment.

À l’échelle mondiale, 1382 cas d’infection par le MERS-CoV, confirmés en laboratoire, ont été notifiés à l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dont au moins 493 mortels (environ 36 %) au 30 juillet 2015. Jusqu’à l’arrivée de l’épidémie en Corée du Sud, plus de 97 % des cas confirmés avaient été signalés par les pays du Moyen-Orient et pays voisins - seuls les pays de la Péninsule Arabique rapportant des cas autochtones. La situation en Corée du Sud a été particulièrement préoccupante en juin, faisant de ce pays le 2ème pays en nombre de cas recensés (186 cas et 36 décès à ce jour) après l’Arabie Saoudite. Grâce aux mesures efficaces de contrôle mises en place dans ce pays, la situation semble aujourd’hui stabilisée, aucun nouveau cas n’ayant été recensé depuis le 3 juillet 2015.
Compte tenu de la situation en Corée, l’alerte de niveau « sérieux » (niveau 2/3) avait été lancée, à Hong Kong, le 8 juin 2015, selon le plan de réponse mis en place en coordination avec l’OMS en 2012. Le gouvernement de Hong Kong avait alors pris les mesures adaptées à la situation afin d’endiguer tout risque d’épidémie sur le territoire. Des mesures rigoureuses de mise en quarantaine et de surveillance des personnes ayant eu un contact avec ce malade avaient alors été mises en place. Depuis début juin, un contrôle des malades considérés comme suspect est systématique. Aucun cas n’a été recensé à Hong Kong à ce jour.

Compte tenu de l’évolution satisfaisante de la situation en Corée du sud, le 1er aout 2015, le gouvernement de Hong Kong a diminué le niveau d’alerte du niveau « Sérieux » au niveau « Alerte » (niveau 1/3) et a également allégé ses consignes concernant les déplacements dans ce pays.

Néanmoins, la vigilance reste de mise et le département de la Santé de Hong Kong appelle à la plus grande vigilance lors des voyages dans les pays ayant recensé des cas d’infection. Il conseille d’éviter au maximum de se rendre dans les structures de santé locales et d’éviter tout contact avec des personnes malades et avec les animaux pouvant constituer des réservoirs de virus, notamment les chameaux, oiseaux et volaille.

En fonction de l’évolution de l’épidémie à l’échelle mondiale et de la situation à Hong Kong, le gouvernement de Hong Kong adaptera le niveau d’alerte, selon le plan de réponse prévu, afin d’endiguer tout risque de propagation de la maladie. Le département de la santé poursuit son travail de surveillance avec les structures de santé locales et les points de contrôles aux frontières.

Toutes les informations concernant le MERS-CoV sur :

The CHP’s MERS page
Le site internat de l’OMS

publié le 03/08/2015

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