Le French May : BOXE BOXE ou la rencontre jubilatoire des danseurs de la compagnie KÄFIG et d’un quatuor à cordes sur un ring de boxe !
Après son succès international avec les danseurs brésiliens pour le spectacle « Agwa », Mourad Merzouki, fondateur de la compagnie de danse KÄFIG et directeur du Centre chorégraphique de Créteil et du Val-de-Marne, revisite le thème de la boxe. L’univers burlesque de Chaplin et Tim Burton surgit dans cette épopée virevoltante et subtile qui entremêle les danseurs virtuoses de la compagnie KÄFIG aux musiciens classiques du quatuor Phidias.
La boxe, c’est déjà de la danse. C’est ce qui m’a frappé lorsqu’adolescent, j’ai découvert le hip-hop après de nombreuses années de pratique des arts martiaux. Si l’une est assimilée à la violence, l’autre est synonyme de légèreté.
La danse tout comme la pratique d’un art martial nécessite labeur, sueur et efforts non comptés. Dans ces deux univers, l’« interprète » se met en jeu, il subit la même mise en abîme, face à son adversaire ou face au regard d’un public. La mise en danger, ce regard de l’autre, le saut dans l’inconnu et finalement la bataille que chacun mène avec soi-même, sont moteurs.
Se mêlent ainsi l’excitation du « combat » et le trac de l’artiste avant de jouer devant une salle comble. Peur au ventre, peur d’être battu, peur de prendre des coups et formidable sentiment de laisser-aller, de plénitude absolue dans cet instant si magique de la scène, qu’il soit plateau de danse ou ring de boxe. J’ai l’envie aujourd’hui de retrouver ces sensations, ces moments de lâcher prise.
Mourad Merzouki
Dans Boxe Boxe, les deux violons, l’alto et le violoncelle du Quatuor Debussy donnent une coloration magique à la pièce. Méticuleusement ajusté, le choix des partitions - Franz Schubert, Maurice Ravel, Félix Mendelssohn mais aussi Glenn Miller -, tire les images vers le romantisme, une certaine mélancolie aussi. L’arène et les clichés de la boxe qui saigne sont bien loin de ces tableaux planants comme des bulles.
Rosita Boisseau, Le Monde, 30 septembre 2010
II y a entre la danse et la boxe une attraction céleste, le goût des poids légers, l’éclat des gants, le saut et le rebond. (…) Les danseurs possèdent une dextérité qu’on ne soupçonnait pas à un groupe de hip hop : gestes coulés, écriture nuancée qui culmine dans l’éblouissant solo écrit pour Teddy Verardo sur La Jeune Fille et la Mort. Merzouki joue aussi la carte du burlesque, emballée dans les ferronneries et les rideaux passés d’une esthétique rétro ballet de gants rouges façon Muppet Show, exhibition de mentonnières et protège-tête, crochets dans les cordes qui s’étirent à l’infini, et autres clins d’œil à l’univers des fous du ring. Le coup de poing de charme de la rentrée.
Lieu : Hong Kong Cultural Centre, Grand Théâtre
Dates : 12-13-14 mai 2011
Horaire : 20h
Tickets : HKD 650, 480, 360, 240, 120
Pour l’achat des billets, contacter URBTIX : 2734 9009 et www.urbtix.hk Durée : 1 heure (sans entracte)
Âge minimum : 6 ans.