Rassemblement pour les victimes des attentats de Paris [en]

Rejoignez-nous ce lundi soir à 18h30 à Tamar (Viewing Platform No.1), Admiralty, pour un rassemblement en mémoire des victimes. Une minute de silence sera observée à 19h, en communion avec celle observée à travers toute l’Europe.

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"Hier matin encore, je disais à mes amis que quelques personnes pensaient qu’un vendredi 13 porte chance.

Ils avaient commencé à faire des blagues sur le fait que ça porte chance sauf si tu es dans un camping avec un serial killer portant un masque de hockey.

Rigolant, je leur avais dit d’arrêter, que ce jour allait être un grand jour, important, joyeux et incroyablement génial.

Sauf dans la plus belle ville du monde.

Sauf dans la ville "de l’amour".

Sauf dans la ville où sont toute ma famille, mes amis, mes anciens camarades de classes.

Sauf dans ma ville.

Donc oui, je suis au courant, je suis à 12 000 km de là.

Dans mon havre de paix, dans mon havre de sécurité.

Je suis en sûreté à Hong Kong.

Mais mon cœur est avec eux.

Mes pensées sont avec eux.

Toute mon âme est avec eux.

Dans ma tête, je descends les escaliers du Troca,

monte ceux du centre Pompidou,

fais du vélo, le dimanche, au bois de Boulogne,

fais des plans pour le futur assise dans ma chambre avec un vis à vis sur un vieil immeuble,

vais chez mes grands-parents pour voir mes nouveaux petits cousins,

passe devant l’animalerie rue de la Pompe avec mon frère, couinant et tapant des pieds, pour que notre mère accepte finalement d’avoir un chat.

Je vais en cours, je vois tous mes amis.

Tout le monde va bien, rien ne vient ébranler la perfection de cette vie.

Pas même les éboueurs à 9 heures du matin le samedi,

Pas même la météo qui n’en fait qu’à sa tête,

Pas même le manque de plage ou de montagne,

Pas même le manque de liberté,

Pas même le peu de choix dans les frappucinos chez Starbucks.

Alors surtout pas les attentats, pas le sang, les morts, les pleurs, la peur.

Des personnes innocentes sont mortes hier, à un concert, à côté d’un match de foot, pensant que tout était parfait. Et j’espère pour eux que ça l’était, sans douleur, sans pleurs, sans peur.

Je prie pour nos morts, nos femmes, nos hommes, nos enfants.

Je prie pour ce pays et pour ces habitants.

Je pleure pour nos morts, nos femmes, nos hommes et nos enfants.

Je pleure pour ce pays et tous ses habitants.

Et alors que mes larmes coulent sous ma plume,

Un torrent de mots se déverse pour exprimer mon deuil.

France blessée,

France meurtrie,

France endeuillée,

France unie.

Restez forts.

Restons forts."

13/11/15

Une élève de 4ème du Lycée français international.

publié le 16/11/2015

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