Selon Jean Jouzel : {« Les gouvernements sont au pied du mur. »}

Jean Jouzel

De 2001 à 2008, Jean Jouzel a été directeur de l’Institut Pierre-Simon Laplace [1], une fédération de sept laboratoires créée en 1991, travaillant notamment sur les questions du climat. Depuis 1995, il est directeur de recherches au Centre de l’Energie Atomique.

En 1994, Jean Jouzel intègre le Giec (Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat), en tant qu’expert du groupe de travail I, qui s’occupe des éléments scientifiques. Il en est maintenant vice-président.

En 2002, le Centre Nationale de Recherche Scientifique (CNRS) lui décerne, conjointement avec Claude Laurius, sa médaille d’or, plus haute distinction de la recherche scientifique en France. En 2007, avec le Giec, il reçoit le prix Nobel de la paix.

Au cours de sa carrière, il a été l’auteur de plus de 250 publications scientifiques dont environ 200 sont parues dans les meilleures revues scientifiques (revues de rang A, comme Nature ou Science). Il est l’un des auteurs les plus cités dans le domaine des sciences de l’univers.

« Our Common Future under Climate Change » - Notre avenir commun face au changement climatique

En juillet, plus de 2 000 scientifiques ont participé au colloque « Notre avenir commun sous le changement climatique », la plus grosse conférence avant le COP 21, qui se tiendra en décembre 2015 à Paris. Pour le climatologue Jean Jouzel, il est important que la communauté scientifique prenne la parole avant la conférence de Paris. Il est selon lui trop tard pour empêcher le réchauffement de notre planète, mais il est encore temps d’essayer d’en limiter les dégâts.

Retrouver l’ensemble de l’interview de Jean Jouzel à l’issue de cette conférence (dont il a été le principal organisateur) sur le cite internet du CNRS. Les principales questions qui lui ont été posées sont les suivantes :

1) Vous êtes, avec votre confrère Hervé Le Treut notamment, à l’origine du grand colloque sur le climat organisé cette semaine à Paris. De quoi s’agit-il exactement ?

2) Des événements sont organisés « hors les murs » du colloque. Pouvez-vous nous en dire plus ?

3) Il n’y a pas de colloque scientifique avant toutes les COP. Pourquoi en organiser un cette année ?

4) Pourquoi ce seuil de 2 °C est-il si important ?

5) Concrètement, que faut-il faire pour rester au-dessous des 2 °C de hausse ?

6) Les annonces déjà faites par les États pour la COP 21 seront-elles suffisantes ?

Pour plus d’informations sur les thèmes traités durant cette conférence merci de visiter le site web de « Our common future under Climate change »

[1] L’Institut Pierre-Simon Laplace (IPSL) est une fédération de neuf laboratoires regroupant environ 1400 membres avec à part égale : des chercheurs, des ingénieurs et des étudiants.

publié le 12/09/2015

haut de la page